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place.publique@orange.fr

Marseille 14/04/2012 Plage au Peuple

photo26 

 

L'album photo du rassemblement

du Front de gauche

à Marseille   le 14/04/2012

est en ligne ci-dessous.

Photo P. Weber

 

Photo67

Des Reillannais à la Bastille le 18 mars

voir le reportage photo de Pierre Weber 

 

28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 13:49

Un ouvrier polonais de 25 ans, employé sur le chantier de la crèche de Reillanne, travaillant sur la toiture du bâtiment, a fait une chute de 3 mètres et a été grièvement blessé à la tête.

Selon la Provence, édition des Alpes du 14 novembre, qui rapporte les faits, le jeune homme a été hospitalisé à Marseille après avoir chuté face contre terre, mardi 12 novembre en milieu de journée.

Selon nos informations il semble que les mesures de sécurité pour prévenir les risques d'un travail en hauteur n'aient pas été respectées...

Cet ouvrier polonais était employé par une entreprise de la région en qualité d'employé « détaché ».

La législation européenne autorise en effet un travailleur de l'Union Européenne à venir travailler en France par exemple, détaché par son employeur d'origine.

Obligation est faite à l'employeur français de payer ce travailleur au moins au SMIC.

On sait que cette obligation est de moins en moins respectée.

Les cotisations sociales sont acquittées dans le pays d'origine et selon la législation de celui ci.

Cette dernière disposition constitue une économie substantielle pour l'employeur français qui s'évite ainsi de payer l'URSSAF dont les cotisations sont en rapport avec une meilleure couverture sociale et donc plus élevées.

Cette disposition issue de la déréglementation du droit du travail par l'UE, constitue un manque à gagner considérable pour la Sécurité Sociale qui se passerait bien de cette aggravation de son déficit.

Plusieurs question se posent à la lumière de cet accident tragique :

Est il vrai que les conditions de sécurité n'étaient pas respectées pour ce type de travail sur ce chantier là, ce jour là ? Si la réponse est oui; des dispositions d'urgence ont elles été prises depuis pour mettre le chantier en conformité avec la législation du travail ?

Monsieur le Maire de Reillanne, en charge de la sûreté, la sécurité et la salubrité publique dans sa commune, peut il nous tenir informé à ce sujet ?

Est il acceptable que sur un chantier financé par des fonds publics, placé sous l'autorité de la Communauté de Communes de Haute Provence, les conditions de travail et la sécurité soient à ce point négligées qu'un accident d'une telle gravité puisse survenir ?

Non content de réaliser des économies sur la protection sociale, l'employeur de cet ouvrier en réalisait il aussi sur la sécurité ?

Est il acceptable que les (chers!) impôts locaux des citoyens de Reillanne servent, via le chantier de la crèche, à favoriser un détournement des cotisations sociales et par la même un accroissement des déficits des régimes sociaux.

Est il acceptable que l'argent public serve à financer, via le détachement de travailleurs européens, une opération de dumping social. Est il normal que l'argent public serve à surexploiter des travailleurs européens issus de pays socialement défavorisés ?

Nous formons des vœux pour que ce travailleur étranger, et notre frère pourtant, se rétablisse rapidement et puisse passer les fêtes de fin d'année dans sa famille.

La rédaction de Place Publique

 

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 19:21

Bonjour à tous,

N'oubliez pas que nous nous rassemblons le mercredi 20 novembre à 14 h à Digne devant la préfecture pour réaffirmer notre soutien à George & Lucas et à leurs parents.

Si notre demande de rendez-vous formulée par la Mairie n'a pas aboutie d'ici là, nous réitèrerons cette demande sur place
pour être reçu immédiatement.

Monsieur Patrick Martellini, Maire de Château-Arnoux St Auban sera présent à nos côtés.

Il est impératif que nous soyons nombreux !!!

Organisons-nous pour le co-voiturage
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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 07:35
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Chères toutes, chers tous,
l'Association Agate, armoise et salamandre - corps et politique vous invite à une journée de projections, le dimanche 24 de novembre, à Forcalquier, aux Caves à Lulu. Le soir il y aura une soupe au prix libre, il y aura aussi des tables de livres et brochures à acheter et/ou emprunter, une buvette. Voici le programme !
En espérant vous retrouver à cette occasion-là, cordialement, Johanna pour Agate, etc.
Pour tous renseignements: 06 64 91 28 92 ou 06 18 56 28 09

voici plus d'informations sur les films:

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15 h : La Naissance des pieuvres, de Céline Sciamma, 2007, 80 mn, fiction, tous publics.

Pendant l'été de leurs quinze ans, trois adolescentes vivent difficilement les débuts de leur sexualité. Marie timide, Anne complexée car pas aussi svelte que l'image d'une fille "canon" le demanderait, Florine réputée "fille facile" et allumeuse. Qu'est-ce qui se trame entre elles et avec les mecs ? Ces derniers profiteraient bien d'elles comme bon leur semble. A priori...

Un film sur la découverte du corps, de la sexualité, des premiers amours avec leurs attirances, peurs et tiraillements, et sur le formatage des rapports hommes-femmes.


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17h30 : Boys don't cry, de Kimberly Peirce, 2000, 1h54, fiction, interdit aux moins de 16 ans, suivi d'un débat.

Teena Brandon, une jeune adolescente du Nebraska, ne se sent pas femme et quitte sa ville natale. Elle devient Brandon, un garçon aux cheveux courts, très vite adopté par une bande de désœuvrés à Falls City. Il s'intègre au groupe mais reste prisonnier de la crise d'identité sexuelle qui le hante. Il tombe amoureux de Lana, la petite amie de John. John et son ami Tom, découvrant la vérité sur Brandon, ne connaissent plus aucune limite et rentrent dans une rage meurtrière.

Un film sur les violences faites aux femmes, aux trans, aux homosexuel.le.s.


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21h15 : « Niki de Saint Phalles, qui est le monstre, vous ou moi ? », documentaire de Peter Schamoni, sur et avec la peintre, plasticienne, sculptrice et réalisatrice Niki de Saint-Phalle, VO anglaise avec traduction française, 93 min., 1996

Qu'est-ce que vient faire un film sur une artiste dans le thème des violences faites aux femmes ? Il y a pourtant un lien : Niki a été violée par son père (banquier respecté) à 11 ans. Elle a mis des années à dépasser sa souffrance, par différents moyens. Elle est devenu célèbre par ses performances de tirs sur ses œuvres à la carabine, une manière d'extérioriser ses démons intérieurs. Elle disait tirer sur son père, la société, pour se libérer. Puis, en collaboration avec son futur époux, le fameux artiste suisse Jean Tinguely, elle se lance dans des créations grandioses et merveilleuses, souvent dans une vision d'engagement politique et féministe. Elle crée des personnages gigantesques très colorés (Les Nanas) peints ou décorées de mosaïques en mille couleurs, des jardins (Le Jardin des tarots en Toscane), des jeux pour enfants. Dans ce film elle raconte sa manière de travailler, sa vision de la vie, d'une manière simple et touchante. Un grand moment de plaisir !

Les photos de l'affiche sont tirées du livre, "Mon corps est un champ de bataille", Vol 2


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> Wendo Provence
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www.wendo-provence.fr
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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 07:31

Bonjour,

ci-dessous, pour s'informer, partager, réfléchir, signer ou pas... 

 

Christine

 

 

DANGER LEGISLATIF: RESIDENCE ALTERNEE IMPOSEE A TOUT AGE

Pr. B.Golse ; Pr A.Guedeney ; Dr M.Berger ; E.Bonneville ; Pr A.Ciccone ; Dr E.Izard ; J.Phelip
Le 30-10-2013
Cher(e)s Collègues,

C'est dans un contexte inhabituel que nous sollicitons votre attention. Le 7/12/2013 va être votée à l'Assemblée Nationale une loi sur la famille. Or le 17 Septembre, des lobbys médiatiquement très actifs ont fait voter au Sénat en catimini à trois heures du matin un amendement qui,  en cas de séparation des parents, exige que la préférence soit donnée à la résidence alternée paritaire sans limite d'âge pour l'enfant (à charge pour le Juge des Affaires Familiales d'argumenter son refus éventuel d'appliquer ce mode d'hébergement). A cela s'ajoute un article de loi voté dans la foulée : "Le fait par tout ascendant d'entraver  l'exercice de l'autorité parentale par des manipulations diverses […] est puni d'un an d'emprisonnement et de 15000 € d'amende", sanction supposée empêcher tout "syndrome d'aliénation parentale" (cf. infra), et qui peut menacer tout parent si son enfant manifeste des réticences, même justifiées, à aller chez l'autre parent. C'est aussi au nom de l'équité homme-femme que le 18 Septembre, un autre groupe politique a présenté un projet de loi prônant la mise en place immédiate d'une résidence alternée dès la séparation d'un couple, une médiation étant ensuite supposée permettre d'évaluer ce qui convient le mieux à la situation.

Dans le même temps et pour la première fois en France, des sociétés savantes et représentantes des professionnels de la santé psychique et de la psychopathologie de l'enfant ont mis en route un processus de réflexion concernant l'impact, sur les enfants, des modes d'hébergement dans les situations de séparations parentales, dont on sait qu'elles concernent maintenant près d'un couple sur deux et des enfants de plus en plus jeunes. Deux colloques ont ainsi eu lieu, un le 8 Avril 2013, organisé par la Société Française de Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent, l'APPEA (Association de Psychologie et Psychopathologie de l'Enfant et de l'Adolescent), et le COPES ; et un autre le 4 Octobre 2013 par la WAIMH francophone, centré sur les enfants âgés de zéro à trois ans et dont les actes vont être publiés rapidement. Il n'est pas exclu que le temps que nous nous sommes ainsi donné pour la réflexion clinique et la recherche bibliographique ait été perçu comme une menace par les lobbies concernés et ait participé à la mise en place de pressions "émotionnelles" et médiatisées tels que le mouvement des "pères perchés". Les attaques écrites dont nous avons été l'objet n'ont pas troublé notre capacité de réflexion et d'échange qui, à partir de l'expérience des cliniciens présents, des juristes invités, et de l'analyse de recherches internationales portant sur un nombre élevé d'enfants et très structurées méthodologiquement, a abouti aux conclusions suivantes.

Il existe des troubles spécifiques chez l'enfant liés à la résidence alternée, qui sont distincts de la souffrance que tout enfant peut éprouver face à la séparation du couple de ses parents. Tous les enfants en résidence alternée ne présentent pas ces troubles, mais leur fréquence est importante, statistiquement très significative, et ils sont durables.

Chez les enfants de moins de trois ans, ces troubles se caractérisent par un sentiment d'insécurité, avec apparition d'une angoisse d'abandon qui n'existait pas auparavant, l'enfant ne supportant plus l'éloignement de sa mère et demandant à être en permanence avec elle, symptôme majoré le soir ; un sentiment dépressif avec un regard vide pendant plusieurs heures, et parfois un état de confusion, de non-reconnaissance des lieux au retour chez la mère ; des troubles du sommeil, de l'eczéma ; de l'agressivité, en particulier à l'égard de la mère considérée comme responsable de la séparation ; une perte de confiance dans les adultes en particulier dans le père, dont la vision déclenche une réaction de refus ; chez certains enfants plus grands, une hyperkinésie avec trouble attentionnel, un refus de se soumettre à la moindre contrainte scolaire ou familiale.

Ces troubles qui peuvent être qualifiés d'attachement insécure désorganisé-désorienté, peuvent aussi être décrits en termes psychodynamiques. Ils peuvent être reliés à un non-respect d'un besoin essentiel, le besoin de continuité, lorsque l'enfant est confronté répétitivement à deux sortes de perte. Perte de la figure principale sécurisante de l'enfant, et ce d'autant plus que cette perte se répète avec régularité et qu'elle est durable dans le temps, l'enfant ne pouvant garder cette figure en mémoire que pendant un temps limité en fonction de son niveau de maturation et de sa sensibilité personnelle. Et perte des lieux et des objets qui constituent l'environnement matériel de l'enfant, l'arrière fond sur lequel se construisent et s'étayent son identité et son sentiment de sécurité.

La psychopathologie parentale peut jouer un rôle important dans la décision de mettre en place une résidence alternée et dans les dysfonctionnements qui apparaissent alors. Les troubles augmentent en cas de conflit parental, lequel est en lui-même une source de discontinuité dans le vécu de l'enfant, et de clivage. Mais ils peuvent aussi exister en cas de résidence alternée non conflictuelle.

Parmi les traces précoces qui persistent, les études montrent la fréquence de l'hyperkinésie avec troubles attentionnels. L'augmentation de ce motif de consultation est peut-être à mettre en lien avec l'augmentation du nombre de séparations parentales concernant des enfants en bas âge, Winnicott ayant souligné dès 1962 que ce trouble peut dans certains cas être lié à une rupture répétée de la continuité du sentiment d'exister. Persistent aussi les troubles internalisés sous forme d'angoisse, dépression, inhibition, qu'on peut retrouver à l'âge adulte sous la forme d'attaques de panique, de troubles anxieux généralisés, de gel des émotions, de tension permanente, de difficultés à s'engager dans une relation. Les prises en charge thérapeutiques chez les enfants petits ne parviennent souvent pas à faire contrepoids à la répétition traumatique de la perte des personnes et des lieux et peuvent échouer en l'absence de modification du rythme d'hébergement.

Pour pouvoir être mise en place, une résidence alternée devrait satisfaire aux conditions suivantes : concerner des enfants âgés de plus de six ans, être flexible sans être chaotique, reposer sur une bonne base de coopération entre les parents avant la séparation, et l'arrangement doit être centré sur l'enfant et pas sur l'adulte.  Enfin la distance géographique entre les domiciles parentaux doit être faible. Au-dessous de six ans, des précautions particulières doivent être prises concernant le droit d'hébergement en général. Tout enfant a besoin d'un contact avec ses deux parents, lesquels constituent un apport affectif différent et complémentaire. Des contacts fréquents et signifiants doivent avoir lieu avec le parent qui n'a pas l'hébergement principal, mais selon un principe de progressivité qui doit respecter les besoins primaires de stabilité et de continuité. Passer des nuits régulièrement hors du lieu d'hébergement principal est décommandé avant l'âge de deux ans, et n'est souhaitable ensuite que lorsque l'enfant comprend ce qu'on lui dit, peut anticiper, peut comprendre ce que "demain" veut dire, peut exprimer verbalement ses besoins, et s'il existe une communication fluide entre ses parents (cf. site de la WAIMH.fr).

Il est évident qu'à partir de ces constatations, les projets de loi actuels ne peuvent aboutir qu'à un véritable problème de santé publique : des milliers d'enfants risquent de présenter les symptômes décrits ci-dessus, que nous aurons beaucoup de mal à prendre en charge, tant du fait de leur nombre que par la difficulté à mobiliser les traces de souffrance précoce. Dans la lignée de Serge Lebovici, Michel Soulé, Myriam David, Jeanine Noël, et d'autre de nos modèles qui ont agi à partir de leur savoir et de leur expérience clinique, nous devons solliciter une loi claire et protectrice centrée sur les besoins de stabilité affective et matérielle des enfants, la décision judiciaire pouvant être au besoin être nuancée secondairement au cas par cas. Si nous ne nous positionnons pas maintenant, nous nous retrouvons dans la même situation qu'en Mars 2002, lorsque la loi légalisant la résidence alternée a été rédigée et votée sans que l'avis d'un seul psychologue ou pédopsychiatre ait été sollicité. Nous devons aussi demander que pour tout projet de loi concernant plus ou moins directement la vie d'un enfant, les sociétés scientifiques et professionnelles soient consultées.

Nous pensons qu’il faut des propositions concrètes qui sont effectives dans d’autres pays. Pour ces raisons, nous demandons à tous les professionnels de l’enfance qui se sentent concernés de soutenir la pétition, accessible en suivant le lien ci-dessous, en la signant et en la transmettant à des collègues.

Lien d’accès à la pétition en ligne :
http://yahoo.us3.list-manage.com/track/click?u=ddf290138f40ed26964545eb2&id=304aa283b9&e=3c1e3b950d

Maurice Berger, chef de service en pédopsychiatrie au CHU de St Etienne
Emmanuelle Bonneville, Maître de Conférences en psychologie de l’enfant à l’Université Paris V
Albert Ciccone, Professeur de psychologie et de psychopathologie de l’enfant à l’Université Lyon 2
Bernard Golse, Professeur de pédopsychiatrie à l’Université Paris V, chef de service à l’Hôpital Necker-Enfants Malades
Antoine Guédéney, Professeur de pédopsychiatrie à l’Université Paris VII, chef de service à l’Hôpital Bichat-Claude Bernard
Eugénie Izard, pédopsychiatre en libéral, auteure de « Troubles psychiques observés chez les enfants vivant en résidence alternée non conflictuelle »
Jacqueline Phélip, Présidente de l’association « L’enfant d’abord », auteure de « Le livre noir de la garde alternée » (Dunod, 2006) et de « Divorce, séparation : les enfants sont-ils protégés » (Dunod, 2012)

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 09:42
source : site Osez le Féminisme !http://www.osezlefeminisme.fr/evenement/1708-rassemblement-en-soutien-aux-pussy-riot-paris
pussy-riot-russie-poutine 
FREE PUSSY RIOT !
 
Vendredi 17 août 2012 - 12h30 – Place Igor Stravinsky (près du centre Pompidou) – Paris
 
Rassemblement pour la libération des membres du groupe punk féministe russe Pussy Riot
 
Les organisations signataires appellent à un rassemblement pour la libération immédiate de Nadejda Tolokonnikova, Maria Alekhina et Ekaterina Samoutsevitch, membres du collectif punk féministe russe Pussy Riot : ce rassemblement aura lieu en même temps qu’un rassemblement similaire organisé à Moscou, et dans plusieurs autres villes à travers le monde, à quelques heures du verdict, attendu le 17 août en début d’après-midi.
Le procureur a requis contre les trois jeunes femmes 3 ans de camp, pour 3 minutes de chanson.
Les trois jeunes femmes du groupe punk féministe russe Pussy Riot ont participé le 21 février 2012, dans la Cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, à une prière punk intitulée «Sainte Vierge chasse Poutine». Aucune dégradation du lieu de culte n’a été constatée et aucune insulte envers les croyants n’a été prononcée. Elles ont pourtant été rapidement arrêtées et sont accusées de «vandalisme aggravé, d’incitation à la haine religieuse et de sabotage des valeurs et du fondement spirituel du pays».
Les jeunes femmes plaident «non coupable», rejettent l’acte d’accusation formulé contre elles et affirment que leur action n'avait pas un caractère religieux, mais politique. Par cette entreprise, elles tenaient à dénoncer l’utilisation politique de l’Eglise orthodoxe par le régime. Ce spectacle s’inscrivait dans un cadre de protestation plus large contre Vladimir Poutine et les élections frauduleuses en Russie.
L’affaire des Pussy Riot est symbolique de la répression grandissante de toute forme de contestation en Russie. Elle met en lumière les dérives inquiétantes d’autorités prêtes à utiliser la justice comme arme politique pour combattre ses opposants pacifiques. Le procès des Pussy Riot a été incontestablement d’une grande iniquité. La peine requise par le procureur est clairement disproportionnée par rapport à la performance politique et artistique des trois jeunes femmes, qui n’ont fait qu’utiliser leur droit internationalement reconnu à la liberté d’expression. Les organisations signataires appellent aujourd’hui toutes celles et ceux qui défendent la liberté d’expression, et la liberté artistique, les droits humains, les principes démocratiques et féministes à se rassembler à Paris, ce vendredi 17 août 2012, à 12h30, afin de demander la libération immédiate des membres du groupe Pussy Riot !
Organisations signataires : Amnesty International France, Association Russie-Libertés, Convoi Syndical pour la Tchétchénie, FreePussyRiot.org France, Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme (FIDH), Ligue des droits de l’Homme, Mouvement des Jeunes Socialistes, Les Jeunes écologistes, Osez le Féminisme !, Syndicat SUD-PTT. Avec le soutien de l’Union syndicale Solidaires.
Nous invitons toutes et tous à signer la pétition a été lancée par Amnesty International
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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 15:57

Chères amies, chers amis,



Les émirs du Moyen-Orient sont sur le point de chasser jusqu’à 48 000 personnes de leurs terres en Tanzanie pour faciliter leurs grandes chasses commerciales. Mais le président de Tanzanie Jakaya Kikwete a déjà montré qu’il pouvait s’opposer à de tels accords quand ils ternissent la réputation du pays dans les médias. Cliquez ci-dessous pour alimenter la tempête médiatique et pousser le président Kikwete à stopper l’accaparement des terres et à sauver les Masaï.

À tout moment, une grosse entreprise spécialisée dans les chasses commerciales pourrait signer le contrat qui chassera de leurs terres ancestrales jusqu’à 48 000 membres de la fameuse ethnie Masaï, afin de permettre à de riches émirs du Moyen-Orient de chasser lions et léopards. Les observateurs nous disent que le président de Tanzanie pourrait donner son accord d’un moment à l’autre, mais si nous nous mobilisons maintenant, nous pouvons stopper la vente de la plaine du Serengeti.

La dernière fois que cette même entreprise a contraint des Masaï à quitter leurs terres pour le plaisir de riches chasseurs, plusieurs personnes ont été battues par la police, des maisons ont été réduites en cendres et des troupeaux sont morts de faim. Mais suite à la controverse médiatique, le président Kikwete avait annulé le contrat et rendu leurs terres aux Masaï. Cette fois, la presse n’est pas encore au rendez-vous mais nous pouvons changer le cours des choses et amener Kikwete à annuler ce contrat si nous unissons nos forces et nos voix.

Si nous sommes 150 000 à signer, nous envahirons les médias en Tanzanie et dans le monde entier, de sorte que le président Kikwete comprenne qu’il doit mettre un terme à ce contrat meurtrier. Signez la pétition et envoyez-la à vos contacts:

http://www.avaaz.org/fr/sauvons_la_terre_des_masai/?bnxKbdb&v=17076

Les Masaï sont des chasseurs semi-nomades qui vivent en Tanzanie et au Kenya depuis des siècles, jouant un rôle essentiel dans la préservation des écosystèmes fragiles. Mais pour les familles royales des Émirats Arabes Unis, ils sont juste un obstacle à l’établissement de concessions pour leurs luxueuses chasses aux animaux sauvages. Un contrat visant à évincer les Masaï de leurs terres pour faire de la place aux riches chasseurs aura de graves conséquences tant pour la nature que pour les communautés qu’il détruirait. Alors qu'auprès des élites favorisées le président Kikwete tente de présenter l'accord comme bon pour le développement, la grande majorité des gens veulent juste garder la terre que le président pourrait saisir un simple par décret.

Le président Kikwete sait que ce contrat susciterait la controverse auprès des touristes prêts à visiter la Tanzanie -- le tourisme y est une source importante de revenus -- et c’est pour cette raison qu’il essaie de détourner l’attention du grand public. En 2009, un accaparement de terres similaire, par la même entreprise, avait provoqué un tollé médiatique qui avait permis de le stopper. Si nous pouvons générer le même niveau de pression médiatique, alors ce contrat pourrait lui aussi être annulé.

Une pétition signée par des milliers d’entre nous peut attirer l’attention des antennes des grands médias internationaux en Afrique de l’Est et en Tanzanie et ainsi compromettre cet accord controversé. Signez la pétition pour appeler Kikwete à enterrer cet accord:

http://www.avaaz.org/fr/sauvons_la_terre_des_masai/?bnxKbdb&v=17076

Les représentants de la communauté Masaï ont demandé à Avaaz de tirer la sonnette d’alarme au niveau mondial pour sauver leurs terres. À chaque fois, la réponse de notre extraordinaire communauté a pu transformer des causes perdues en succès durables. À nous de protéger les Masaï et de sauver ces animaux sauvages que l’on préfère voir en photos qu’en trophées!

Avec espoir et détermination,

Sam, Meredith, Luis, Aldine, Diego, Ricken et toute l’équipe d’Avaaz


Pour plus d’informations:

Des Maasai expulsés et incarcérés pour faire place à des concessions de chasse (Survival France)
http://www.survivalfrance.org/actu/4887

Chassés de leurs terres, les Masaï sont menacés (Rue89)
http://www.rue89.com/2010/06/27/chasses-de-leurs-terres-les-masai-sont-menaces-156143

La culture Masaï en péril, vous ne partirez plus en safari (Courrier International)
http://www.courrierinternational.com/article/2010/02/11/vous-ne-partirez-plus-en-safari

Voices of Loliondo: court-métrage tourné à Loliondo sur l'impact de l'expulsion des Masai (en anglais)
http://vimeo.com/35311385

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 07:34

Le mariage homosexuel :
oui !... mais comme un pas vers l'égalité des droits de tous les couples !

Communiqué de presse du 9.7.12, par l'UFAL, Union des FAmilles laïques,

La ministre déléguée à la Famille, madame Dominique Bertinotti, vient de confirmer, après s’être rendue à la Gay Pride qui s’est déroulée le 30 juin à Paris, la volonté du président et du gouvernement de mettre fin à une ségrégation scandaleuse et archaïque en ouvrant le droit au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels.

L’UFAL considère cette mesure comme un premier pas positif vers l’égalité des droits de tous les couples. Elle demande au gouvernement de poursuivre son effort en ce sens, comme en son temps l’ordonnance du 4 juillet 2005 avait consacré l’égalité des filiations.

Néanmoins, cette annonce gouvernementale, pour positive qu’elle soit, ne met fin qu’à une forme de ségrégation limitée : celle du mariage. L’UFAL rappelle que le mariage n’est qu’une option, de moins en moins souvent retenue, parmi les différentes sortes de liens intimes que deux personnes peuvent choisir de construire.

L’UFAL souhaite l’égalité en droit de tous les couples, pas seulement ceux qui sont mariés, quels que soient leurs préférences sexuelles ou la forme juridique adoptée par chacun.

-- philippe@isnard.info, tél. 06 19 58 40 84 - 10, route des gorges 83560 Vinon-sur-Verdon - Laïcité Midi, www.info.laicite.biz - www.laicite.biz
LAÏQUES & UFAL Union des Familles Laïques 4, rue F. Davso 13001 Marseille - www.ufal.fr -

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 09:33

La Chine, pays capital de la peine de mort

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Communiqué LDH
Paris, le 8 octobre 2011
 
En ce trentième anniversaire de l'abolition en France de la peine de mort, la Ligue des droits de l'Homme s'indigne de l'obstination du pouvoir chinois à maintenir une politique de répression extrême et anachronique, en particulier s'agissant de l'application de la peine capitale.
Bien qu'il se présente comme l'héritier d'une civilisation plurimillénaire et d'une culture exceptionnelle, le pouvoir chinois tourne délibérément le dos aux principes cardinaux de l'humanisme en matière pénale. Les cinquante-cinq crimes qui, selon la loi chinoise, peuvent justifier la peine capitale, se traduisent par plus de la moitié des exécutions de la planète, alors que la Chine ne représente que le cinquième de la population mondiale.
En Chine, sans que l'on puisse établir un chiffre plus fiable, la peine capitale est infligée à 2000 à 5000 personnes selon cette liste macabre. A un tel niveau, elle n'a pas pour fonction de fixer une peine, aussi barbare soit-elle. Elle n'est pas seulement une mise au néant des déviants, mais participe à une méthode de gouvernement par la terreur dont le deuxième pilier est la menace constante et imprécise de la détention arbitraire à durée indéterminée. Il y certes, en théorie, possibilité d'un appel qui, en pratique, a quelquefois lieu, et il semble qu’environ la moitié des condamnations à mort est assortie de sursis à exécution sur deux ans ; de l'aveu même des avocats, il n'y a pas d'exécution dans la grande majorité des cas. Tous comptes faits, entre 4000 et 10 000 condamnations à mort seraient prononcées, dont la moitié est exécutée.
L'exécution publique est la conséquence de cette expression paroxystique de la violence d'Etat. Et si l'on ajoute à la peine capitale les tortures que subissent les condamnés dans les prisons, les camps du laogai et les différents lieux de punition (dits de réhabilitation), la justice chinoise apparaît comme une gigantesque machine à broyer. En Chine, il n'y a pas de proportionnalité de la peine ni de cas particuliers, il n'y a que la négation de toute dignité humaine. En Chine, le nombre des condamnés ne reflète pas une augmentation, inquantifiable, de la criminalité, mais les aléas des difficultés du clan au pouvoir pour s'y maintenir.
A la différence d'autres pays, y compris parmi les plus répressifs, l'appareil judiciaire chinois tient depuis des années à garder secret le nombre des exécutions et ne fait état que d'un petit nombre d'entre elles. L'agence Xinhua ne mentionnait au 14 septembre 2011 que vingt-trois exécutions ou condamnations à mort pour l'année, alors que l'Iran, au seul mois de janvier 2011, procédait à soixante-sept exécutions, selon un décompte de l'Agence France-Presse.
Cette barbarie institutionnelle est d'autant plus inadmissible qu'elle s'opère en silence, par le fait d'un pouvoir judiciaire étroitement dépendant d'un parti unique totalitaire, et qu'elle concerne l'Etat le plus peuplé du monde, membre permanent aux côtés des Etats-unis – autre Etat non abolitionniste – du Conseil de sécurité des Nations unies.
 
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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 18:27

Communiqué LDH

Paris, le 24 juin 2011

 

Arc-bouté sur une répression musclée de l'immigration, le gouvernement fait feu de tout bois. Du ministre de l'Intérieur, dont les petites phrases dérivent vers la racialisation de la politique, jusqu'à ses services auxquels sont dictés une aveugle politique du chiffre, le résultat attendu est la reconnaissance enfin faite à Sarkozy d'un succès susceptible de lui redonner du crédit électoral à droite, à l'extrême droite, à la droite extrême. C'est dans ce but que depuis un an, le gouvernement met en place une intense chasse aux immigrés et plus largement aux étrangers. Des contrôles frontaliers au faciès aux opérations démonstratives d'arrestations et d'expulsions, le ton est donné : l'heure est aux mouvements martiaux de mentons et de matraques.

Et les conséquences de ce durcissement politicien ne se sont pas faites attendre.

Les migrants dits en situation irrégulière sont, selon divers témoignages, mis en situation de ne pouvoir faire valoir aucun droit, au mépris de la loi. Il semblerait même que des consignes émanant du plus haut niveau aient été données pour rappeler l'impératif de la politique du chiffre. Car, ce qui compte c'est de pouvoir afficher la sévérité des renvois ! Ainsi, certaines préfectures ont décidé de ne plus délivrer de récépissé de demande de carte de séjour, exposant ainsi les demandeurs au danger de l'expulsion immédiate.

Les militantes et les militants qui ont fait de la solidarité leur quotidien voient leur action menacée d'être poursuivie en justice sous des prétextes fallacieux et/ou accessoires. Il s'agit bien d'une volonté de faire taire les uns, acteurs de tous les droits pour tous, pour satisfaire les autres, partisans du repli sur la blanche forteresse hexagonale.

Deux militantes, Marie-Luce Pouchard et Corinne Mialon, ont été citées et « rappelées à la loi » au prétexte de l'absence d'autorisation d'un rassemblement à Clermont-Ferrand, un délit tellement mince que le procureur lui-même ne s'est pas donné le ridicule de poursuivre...

La LDH soutient sans réserve Marie-Luce Pouchard et Corine Mialon, et demande l'annulation de toute procédure à leur encontre. Elle appuie les initiatives de solidarité et défense qui sont organisées en leur faveur. Avec ces militantes, comme avec tant d'autres, aux côtés des organisations et associations qui en assument la continuité, la LDH continuera à défendre les droits des migrants. La LDH appelle toutes celles et tous ceux qui refusent que la République soit défigurée et ses principes bafoués à s'indigner, à résister et à agir.

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 18:41

Communiqué LDH

Paris, le 20 juin 2011

 

Marche des fiertés 2011

Une France pour l’égalité des droits, sans ambiguïté

 

Alors que l'homosexualité demeure un délit dans soixante-seize pays, le Conseil des droits de l'Homme de l'Onu a adopté le 17 juin dernier, à l’initiative du représentant de l'Afrique du Sud, une résolution visant à promouvoir l'égalité des individus sans distinction de leur orientation sexuelle.

La LDH salue cette remarquable initiative des instances onusiennes qui marque un pas important vers la reconnaissance effective de l’universalité des droits de l’Homme.

« Tous les êtres humains sont nés libres et égaux en ce qui concerne leur dignité et leurs droits (…) chacun doit pouvoir bénéficier de l'ensemble des droits et des libertés (...) sans aucune distinction » affirme cette résolution approuvée par la France.

En dépit de cette affirmation positive à Genève, à Paris du fait d’une politique toujours plus restrictive en matière d’asile, le gouvernement français continue de refuser l’accueil des personnes menacées en raison de leur homosexualité ou transsexualité.

La suppression de la Halde, dissoute dans le Défenseur des droits, s’accompagne d’une baisse des moyens concrets de lutte contre les discriminations.

Avec des arguments parfois scandaleux, la majorité présidentielle, tenant d’un ordre moral de plus en plus conservateur, vient encore de voter contre une proposition de loi visant à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, revendication que la LDH porte depuis plus de 10 ans.

C’est dans ce contexte préoccupant que la Ligue des droits de l’Homme apporte son soutien à la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans « Pour l’égalité, en 2011 je marche, en 2012 je vote » du 25 juin 2011, à Paris.

Elle invite chacune et chacun à y participer pour refuser le double discours de la France et affirmer ensemble le refus de toutes les discriminations, dont sont encore victimes trop de femmes et d’hommes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, en France et dans le monde.

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