Prolongement numérique du journal Place publique, publié depuis l'été 2010 par des citoyens du pays de Reillanne dans les Alpes de Haute Provence

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A propos de "l'Horreur économique"

Soir, car il n'y a pas eu de bon en ce jour.

 

D'aiileurs, comme à chaque fois que cela se présente, il m'a faut prendre une bouffée de Claude ici http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1056&var_recherche=Claude, un homme, un vrai.

 

Mais je voulais aussi partager certains passages que je viens de lire dans le livre "L'HORREUR ECONOMIQUE" de Viviane Forrester, édité en 1996. Nous sommes en 2012 !

 

"[...]Penser ne s'apprend certes pas, c'est la chose du monde la mieux partagée, la plus spontanée, la plus organique. Mais celle dont on est le plus détourné. Penser peut se désapprendre. Tout y concourt. S'adonner à la pensée demande même de l'audace alors que tout s'y oppose, et d'abord, souvent soi ! S'y engager réclame quelque exercice, comme d'oublier les épithètes qui la donnent pour austère, ardue, rebutante, inerte, élitaire, paralysante et d'un ennui sans bornes. Comme de déjouer les ruses qui font croire au clivage de l'intellect et du viscéral, de la pensée et de l'émotion. Y parvient-on, cela ressemble diablement au salut ! Et cela pour permettre à chacun de devenir, pour le meilleur ou pour le pire, un habitant de plein droit , autonome, quel que soit son statut. Que cela ne soit guère encouragé ne saurait surprendre. [...]"

 

Ce premier passage est à l'attention d'un ami usant de ne nombreux termes me (dis)qualifiant ? Dont un était "avant-gardiste !

 

Un deuxième passage qui sera compléter par un lien vers un site incontournable à mes yeux et à consulter.

 

"[...] Répétons-le : la vocation des entreprises n'est pas d'être charitables. La perversité consiste à les présenter comme ces forces vives qui suivraient d'abord des impératifs moraux, sociaux, ouverts sur le bien-être général, alors qu'elles ont à suivre un devoir, une éthique, certes, mais qui leur commande de faire du profit, ce qui est en soi tout a fait licite, juridiquement sans tache. Oui, de nos jours, à tort ou à raison, l'emploi représente un facteur négatif , hors de prix, inutilisable, nuisible au profit ! Néfaste.

On ne nous en donne pas moins les créations de richesses pour seules capables de mobiliser les forces vives, et ces forces vives pour seules capables de susciter, grâce à ces richesses, une croissance qui se traduirait aussitôt en emplois. Comme si l'on pouvait ignorer que nous vivons un temps où ce relais pris autrefois par le travail, alors indispensable, n'a plus de raison d'être une fois celui-ci devenu superflu. [...]"

 

Et le lien en complément ici http://palim-psao.over-blog.fr/article-sur-l-immense-decharge-du-capital-fictif-par-ernst-lohoff-et-norbert-trenkle-108796981.html.

 

Amitiés.

 

thierry lucas dit titi04 (au plaisir d'achanger avec vous amiEs de PP et les autres, aussi)

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