Prolongement numérique du journal Place publique, publié depuis l'été 2010 par des citoyens du pays de Reillanne dans les Alpes de Haute Provence
POURQUOI SIGNER RAPIDEMENT LE PACTE BUDGETAIRE EUROPEEN QUI NOUS OBLIGERA A PAYER LES DETTES DES BANQUES ET DES GRANDES SOCIETES CAPITALISTES
A l'issue du sommet européen des 28 et 29 juin, le président de la République a annoncé qu'il allait demander au Parlement une ratification « rapide » du Pacte budgétaire européen.
Il renie ainsi l'une de ses principales promesses électorales, celle de renégocier ce traité.
Les décisions du sommet européen ne comportent aucune mesure de nature à stopper la plongée aujourd'hui engagée de la zone euro dans un gouffre économique, social et démocratique. L’expérience grecque et la faillite des mesures imposées par la « troïka » (FMI, BCE, Commission européenne) devrait pourtant être suffisamment éclairante.
La ratification du Pacte budgétaire, les politiques d'hyper-austérité, la domination sans contrôle de la finance qu'il commande vont au contraire accélérer cette plongée et la souffrance des populations.
La parade franco-allemande du 8 juillet fête une « réconciliation franco-allemande » mais conforte la même politique économique, suivie en 1930, qui a conduit à la victoire du fascisme et à la guerre.
Pour éviter ce désastre les citoyens doivent s'emparer du débat en exigeant un référendum.
Une nouvelle fois, des socialistes trahissent leurs engagements électoraux. Hollande avait dénoncé sa signature par Sarkozy et promis de renégocier ce pacte sur trois points clés :
- La possibilité pour la Banque centrale européenne de financer directement les États.
- La mise en place d'euro-obligations pour que les pays de la zone euro puissent emprunter solidairement à moindre coût.
- Des mesures de relance de la croissance en Europe.
Sur ces 3 points, l'échec est total malgré l’enthousiasme habituel des commentateurs qui retombe vite, en attendant la prochaine crise et le prochain sommet de la « dernière chance ».
Le mauvais prétexte, c’est le soit disant « pacte pour la croissance » de 120 milliards d'euros qui n’est dans les faits, qu’une opération de communication politique sans grand intérêt économique.
Pour Hollande ce « pacte de croissance » constituerait une renégociation du Pacte budgétaire, qui autoriserait la ratification rapide du même texte par le parlement et le sénat.
Les électeurs ont été trompés, ils doivent être consultés par référendum.
Les marchés financiers, c’est à dire, les grandes banques, les fonds d’investissements, les compagnies d’assurance, les grands groupes capitalistes ont plongé le monde dans la crise et ils veulent avoir les mains libres pour mener la même politique désastreuse hors de tout contrôle populaire dans des instances européennes qui réduisent à néant la souveraineté des peuples.
Pour masquer leurs responsabilités dans cette crise sociale, ils désignent des « boucs émissaires », les immigrés au plan national et les pays du sud au plan international
Partout en Europe des voix s’élèvent pour remplacer ces dirigeants politiques qui capitulent devant la finance et ne proposent rien pour enrayer la catastrophe qui s’annonce. Ces voix s'unissent et travaillent, avec les forces progressistes de toute l'Europe, pour refonder une Union européenne sur des bases solidaires et démocratiques.
Le Collectif de Résistance et d’Initiative Populaire de la région de Forcalquier mène campagne pour un audit citoyen de la dette et contre le Pacte budgétaire européen.
Rejoignez-nous et organisez des réunions autour de vous : cripopulaire@googlegroups.com
Signez la pétition initiée par Attac et La Fondation Copernic : http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire