Le parlement européen n'a pas encore voté sur l'acceptation du triplement du coût d'ITER, une delégation de députés européens (commission budget) vient à AIX (Hôtel du Roi René) et CADARACHE pour se faire une opinion avant le vote. A cette occasion, venez nombreux manifester votre oppostion à ce projet. Le gaspillage insensé de notre argent doit cesser !
manifestation
lundi 16 Mai à 18h30
à Aix-en-Provence, Boulevard du Roi René
devant l’hôtel du Roi René
la délégation sera alors en réunion avec ITER Organization
COVOITURAGE POSSIBLE POUR AIX LUNDI AU DÉPART DE FORCALQUIER avec le CAN04 : RV 16H30 parking place Martial Sicard. FAITES PASSER LES HEURES ET POINTS DE RV AU DÉPART D'AUTRES LOCALITÉS DU DÉPARTEMENT.
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Mardi 17 Mai à 9h30
à l’entrée du site de Cadarache,
où est basé le projet ITER, le jour de la
visite de la délégation in-situ.
Le Collectif
Premiers signataires : Europe Ecologie-Les Verts, Nouveau Parti Anticapitaliste, Partit Occitan, Médiane pour sortir du nucléaire (Pertuis 84), Agir Santé Environnement (La Tour d'Aigues 84), Comité de Défense de l'environnement de Jouques et Peyrolles (13), Association pour les Energies renouvelables et l'Ecologie(Apt 84), Association pour la Promotion des Techniques Ecologiques (Mérindol 84), Attac Sud Luberon (84), Pays d'Aix Ecologie (Aix 13), Apt Initiative Environnement (Apt 84), Confédération Paysanne, Association Santé Environnement France, les Alternatifs, Arc Environnement.
Avec le soutien de Greenpeace
contacts :
EELV 06 75 00 63 31
POC occi@free.fr 06 87 42 62 96
NPA jlmarche@orange.fr 06 08 86 01 66
MEDIANE luseta@laposte.net
CDEJP mwellhoff@yahoo.fr 06 33 18 83 70
La catastrophe de Fukushima vient cruellement nous le rappeler : La technologie nucléaire reste un choix hautement hasardeux dont personne ne peut maîtriser les emballements. Couteux, dépendant pour la fission des extractions de minerais fossiles, producteur de déchets radioactifs que l'on ne sait pas gérer, le nucléaire est une impasse aux risques incalculables dont il faut sortir dès maintenant. Toutes ces vies sacrifiées, ces terres interdites, ces sites confinés viennent, 25 ans après Tchernobyl, invalider un choix technocratique aujourd’hui massivement rejeté.
Basé sur la fusion nucléaire, technique qui, malgré les investissements considérables, n’a jamais été validée par la communauté scientifique et n'a rien à voir avec la production d'électricité, le projet ITER entend optimiser ce choix. Il est pourtant tout aussi dépensier et dangereux. Des formes rares d'hydrogène sont à la base de ce projet: le deutérium et le tritium. Le tritium est un isotope radioactif de l'hydrogène : il en a donc les propriétés physiques et chimiques. Gazeux, hautement toxique et difficile à confiner, il peut traverser les métaux et le béton. Dans l'eau et des molécules organiques il remplace les atomes d'hydrogène contenu dans chaque molécule : il peut rentrer dans la chaîne alimentaire et se fixer dans l'organisme. Dernièrement l'Autorité de Sûreté Nucléaire a reconnu qu'on avait sous-estimé les conséquences possibles du
tritium sur l'environnement et les organismes vivants. En fait, aussi inconcevable que cela puisse paraître, les études n'ont pas vraiment été menées !
Faut-il vraiment sacrifier plus de 15 milliards d'euros et maintenir un cap dont on mesure aujourd’hui les conséquences ? Est-il sage d'implanter une telle structure dans une zone sismique ? Le tremblement de terre de Lambesc 1909 (6.3 sur l’échelle de Richter) a fait une cinquantaine de morts et plus de 500 blessés en provoquant des dégâts considérables, et les barrages sur la Durance ou le Verdon sont autant de tsunamis potentiels. La Provence est une terre qui tremble et ITER est en construction (alors que l'enquête publique n'a pas encore eu lieu !) sur la faille d'Aix en Provence-Durance.
Retrouvons le bon sens : Nous demandons que les sommes initialement prévues pour ITER soient consacrées à la recherche sur les énergies renouvelables (eau, soleil, vent, marée, géothermie, biomasse...), à l’efficacité énergétique, aux économies d’énergie. Actuellement les budgets consacrés à cette recherche sont extrêmement limités, du fait qu'ITER monopolise une grande partie des budgets mondiaux en recherche de production d'électricité.
Notez aussi que les budgets de recherche pour neutraliser les déchets radioactifs produits par les centrales nucléaires actuelles, sont insignifiants par rapport au budget d'ITER. Nous assistons donc à une course en avant des partisans du nucléaire, pour lesquels les déchets ne sont pas un véritable problème.
La crise énergétique et le pétrole cher sont déjà là. Il faut casser la dépendance de nos sociétés aux énergies fossiles et alléger les factures que supportent nos concitoyens.
Des milliers d’emplois sont à créer dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Ils sont non délocalisables et tous porteurs d’avenir. Ils positionneront le Val de Durance comme une vallée des énergies renouvelables et d’un développement soutenable et solidaire.
MOBILISATION contre la poursuite du projet ITER !